La Salomon Ultra Glide 4 est la chaussure des sorties longues : beaucoup de mousse sous le pied, une semelle profilée en bascule qui déroule toute seule, et un chaussant sécurisant pour tenir des heures. Deux compromis assumés : elle ne renvoie quasiment rien — c’est un fauteuil, pas un ressort — et son avant-pied est nettement pointu.
Caractéristiques mesurées
Salomon ne communique aucune hauteur de semelle ni poids officiel pour ce modèle. Les mesures ci-dessous sont donc comparées à la moyenne du laboratoire, calculée sur 152 chaussures de trail passées au même protocole.
| Mesure | Mesuré en labo | Moyenne du labo |
| Poids (taille 42,5) | 295 g | 286 g |
| Drop (différence talon / avant-pied) | 7,5 mm | 7,4 mm |
| Hauteur de semelle au talon | 38,6 mm | 33,2 mm |
| Hauteur de semelle à l’avant | 31,1 mm | 25,8 mm |
| Profondeur des crampons | 3,9 mm | 3,5 mm |
| Épaisseur de la semelle de propreté | 3,7 mm | 4,6 mm |
| Retour d’énergie | 47,6 % | 56,5 % |
Ce que révèlent les mesures
C’est une vraie chaussure à gros amorti : 38,6 mm au talon et 31,1 mm à l’avant, soit plus de 5 mm de mousse en plus que la moyenne aux deux extrémités. Le drop reste pourtant dans la norme (7,5 mm), ce qui est la bonne recette pour les sorties longues : de la hauteur partout, sans déséquilibre.
Le chiffre qui explique tout le reste, c’est le retour d’énergie : 47,6 % contre 56,5 % de moyenne. La mousse Energy Foam absorbe bien les chocs mais ne les restitue pas. Concrètement, tu es porté et protégé, mais tu ne seras jamais propulsé. Sur une sortie de cinq heures, c’est un choix défendable ; sur une séance rapide, c’est un handicap.
Autre bon point rarement mesuré : sa mousse ne durcit que de 14 % au froid contre 24 % de moyenne. Elle reste confortable en hiver.
Enfin, avec 3,9 mm de crampons, elle se situe juste au-dessus de la moyenne : bonne sur chemin et terrain mixte, insuffisante sur sol franchement gras.
Sur le terrain
Confort : c’est son point fort. Tige de belle facture, rembourrage soigné, aucune zone de frottement signalée par le laboratoire après ses tests d’usure.
Stabilité : rare pour une chaussure aussi haute. La base est large et le contrefort de talon ferme, on ne se tord pas la cheville dès le premier caillou.
Déroulé : la semelle en bascule fait avancer le pied sans effort. C’est ce qui rend les longues distances moins fatigantes.
Traction : notée « élevée » par le laboratoire sur terrain sec et mixte.
Respirabilité : moyenne, sans plus. Sur les grosses chaleurs, elle tient chaud.
Dans quels cas passer ton chemin
- Tu veux une chaussure vive. 47,6 % de retour d’énergie, c’est presque dix points sous la moyenne. Pour de la vitesse, regarde plutôt une Salomon S/Lab Pulsar ou une HOKA Tecton X.
- Tu as besoin de place pour les orteils. L’avant-pied se referme en pointe. Une Altra Olympus, dont c’est précisément la spécialité, sera plus confortable — ou la version Wide de cette Ultra Glide, qui existe.
- Tes sentiers sont techniques et boueux. Une chaussure haute de 38 mm avec 3,9 mm de crampons n’est pas taillée pour le dévers gras. La Speedcross 6 l’est.
Taille et largeur
Taille juste : prends ta pointure habituelle. Le laboratoire mesure 93,8 mm au niveau des orteils contre 90,5 mm de moyenne — sur le papier, elle n’est donc pas étroite. Mais la forme se referme en pointe vers le gros orteil, et c’est ce que les coureurs ressentent. Si tu as le pied fort ou que tu gonfles sur les longues sorties, prends la déclinaison Wide.
Quelle version choisir ?
| Version | Pour qui | Prix | Lien |
| Ultra Glide 4 | Le modèle testé ici, coupe homme | à partir de 150 € | Voir → |
| Ultra Glide 4 W | Coupe femme | à partir de 150 € | Voir → |
| Ultra Glide 4 Wide | Pieds forts ou qui gonflent sur l’ultra | à partir de 150 € | Voir → |
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