Chaussures trail

Salomon Pulsar Trail

La Salomon Pulsar Trail est la polyvalente de la gamme : assez légère pour courir vite, assez protectrice pour tenir sur la durée, et suffisamment routière pour enchaîner bitume et sentier dans la même sortie. Elle embarque une plaque anti-cailloux sous l’avant-pied. Deux compromis assumés : ses crampons sont peu profonds, ce qui la disqualifie sur sol gras, et son retour d’énergie est faible.

Caractéristiques mesurées

Chiffres relevés en laboratoire par RunRepeat sur une paire du commerce, comparés à ce que Salomon annonce.

Mesure Mesuré en labo Annoncé par Salomon
Poids (taille 42,5) 281 g 280 g
Drop (différence talon / avant-pied) 7,2 mm 6,0 mm
Hauteur de semelle au talon 31,0 mm 32,6 mm
Hauteur de semelle à l’avant 23,8 mm 26,6 mm
Profondeur des crampons 2,5 mm
Épaisseur de la semelle de propreté 3,7 mm
Fermeté de la mousse (duromètre) 18,7 HA

Ce que révèlent les mesures

C’est le seul modèle du lot où le laboratoire trouve moins de semelle que la marque n’en annonce : 31,0 mm au talon contre 32,6 mm officiels, et 23,8 mm à l’avant contre 26,6 mm. Tu as donc entre 1,6 et 2,8 mm de matière en moins sous le pied par rapport à ce qui est écrit sur la boîte. Rien de dramatique, mais c’est une chaussure plus basse que la moyenne des trails (33,2 mm au talon).

Le duromètre affiche 18,7 HA contre 21,4 HA de moyenne : contrairement au reste de la gamme Salomon, cette mousse est plutôt souple. C’est ce qui la rend agréable sur route.

Le chiffre le plus intéressant est ailleurs. La plupart des mousses durcissent de 24 % après un passage au froid. Celle de la Pulsar Trail ne durcit que de 5 %. C’est l’un des meilleurs résultats relevés par ce laboratoire, et c’est une information qu’aucune fiche marchande ne donne : par 0 °C, elle garde le même toucher qu’à 20 °C.

Le revers de la médaille : 2,5 mm de crampons contre 3,5 mm de moyenne. Sur chemin sec ou gravier, très bien. Dans la boue, elle glisse.

Sur le terrain

Polyvalence : c’est sa vraie qualité. Elle passe du bitume au chemin sans transition désagréable, ce que peu de trails savent faire.

Maintien du talon : le verrouillage à l’arrière est particulièrement soigné, le pied ne glisse pas dans les descentes.

Protection : la plaque anti-cailloux compense la hauteur de semelle modeste. On ne sent pas les pierres.

Durabilité : gomme extérieure notée « bonne » et rembourrage du talon « bon » à l’usure. Elle tient dans le temps.

Dynamisme : le retour d’énergie est classé faible. Elle est confortable et stable, pas propulsive.

Dans quels cas passer ton chemin

  • Tes sentiers sont boueux, mouillés ou pleins de racines. 2,5 mm de crampons ne suffisent pas. La Salomon Speedcross 6, ou sa version Gore-Tex, sont faites pour ça.
  • Tu cherches un gros amorti pour l’ultra. Avec 31 mm au talon, elle est en dessous de la moyenne. La Salomon Ultra Glide 4 (38,6 mm) ou une HOKA Mafate correspondent mieux.
  • Tu as le pied large. Elle mesure 86,0 mm au niveau des orteils contre 90,5 mm de moyenne, et n’existe pas en version élargie.

Taille et largeur

Taille juste : prends ta pointure habituelle. Le chaussant est plus étroit que la moyenne, surtout à l’avant. Si tu hésites entre deux pointures et que tu as le pied fort, prends la demi-pointure au-dessus — il n’existe pas de déclinaison large sur ce modèle.

Où l’acheter

La Pulsar Trail n’est distribuée qu’en une seule déclinaison sur le catalogue français : pas de coupe femme spécifique ni de version élargie à ce jour.

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Pulsar Trail Le modèle testé ici, seule coupe au catalogue à partir de 150 € Voir →

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